LES CENTRAFRICAINS ONT INTÉRÊT A SAVOIR D’OÙ ILS VIENNENT POUR BIEN CHOISIR LÀ OÙ ILS DOIVENT Y ALLER DÉSORMAIS
PART I : OUBANGUI CHARI, PAYS DE NULLE PART

LES SINGULARITES ET LES PARTICULARITES DE L’OUBANGUI CHARI, DEVENU REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE-RCA OUCENTRAFRIQUE
Le défunt Maître ZARAMABAUD, de son vivant avait dit que » »Centrafrique est un pays de tous les paradoxes. » » Cette affirmation, faite dans le contexte de contradictions socio-politiques, trouve sa quintessence au plan des aspects physiques, de l’aperçu historique, des atouts économiques et des inconséquences politiques, de ce pays qui s’appelait avant le 1er décembre 1958 Oubangui Chari et depuis cette date République Centrafrique-RCA ou Centrafrique, pays de nulle part, constitué physiquement lors de la course entre Français, Belges et Allemands qui se sont partagés l’espace africain après la conférence de de Berlin de 1885.
Durant les cinq (5) siècles de pillages, d’exploitations économiques sauvages et de colonisation, l’espace centrafricain actuel a été appelé péjorativement, »dernier des grands blancs », »région inconnue », »pays des anthropophages Niams-Niams ». Cet espace fait partie des pays, qui par leurs positions géographiques entre les zones tropicales et équatoriale, sont naturellement gâtés par le Bon DIEU, mais ont le malheur d’être constamment pillés pour les richesses naturelles que contiennent leurs sols et sous-sols.
L’espace centrafricain, tel constitué par les explorateurs français en concurrence avec les belges, est étiré sur trois (3) zones géographiques. DE la pointe sud, zone des trois (3) frontières (Cameroun-Congo Brazzaville-Centrafrique), au village Lissara au sud de Lindjombo, soit 2°10′ de latitude nord, à la pointe nord, également zone des trois (3) frontières (Soudan-Tchad-Centrafrique), soit 11° latitude nord, le territoire centrafricain, avec ses 623 984 km², s’étend de la zone équatoriale à la zone sahélo-sahélienne, englobant entièrement la zone tropicale nord. Un tel espace ne manque pas de comporter des avantages et des inconvénients à cause du relief, du climat, de l’hydrographie, de la végétation et de la composition du sol et du sous-sol. Les aspects géographiques de Centrafrique ont été évoqués professionnellement dans l’ATLAS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, très bonne oeuvre des Etudiants du Département Géographie de l’Université de Bangui, en 2007 sur demande du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, sur Fonds de Nations Unies pour la Population et l’Habitat (UNFPH). Pour les besoins de notre analyse, nous évoquerons, de manière très brève, les aperçus de ces aspects géographiques développés dans l’Atlas sus-évoqué, pour que nos lecteurs puissent avoir une connaissance des opportunités de ce pays.
* L’observation de la carte, à la page 16 de l’ATLAS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE et les légendes y relatives, nous apprend aisément que le territoire centrafricain, pour l’essentiel, est constitué de secteur de plaines 300-500 mètres, de plateaux occupant les 3/4 du pays et s’étalant de 500 à 1000 mètres, dont les plus importants sont le plateau de Carnot à l’ouest (800-1000 mètres) et le plateau de Mouka Ouda (500-800 mètres) à l’est, de massifs moyens regroupés à l’ouest (massif de Yadé avec le mont Ngaoui, entre la ville de Koui avec la frontière avec le Cameroun qui culmine à 1410 mètres, prolongement de l’Adamaoua au Cameroun, et à l’est les massifs Bongo et Bahr Challa, avec le mont Toussoro qui s’élève à 1330 mètres.
* Le Climat: Comme les climatologues l’ont si bien évoqué dans l’ATLAS… à la page 21, « » la situation en latitude, entre 2°10′ nord et 11° nord et la continentalité agissent sur les éléments du climat et font de la RCA un pays intertropical à climat très diversifié »« . Selon ces climatologues, le climat de l’espace centrafricain est très influencé par le front intertropical (FIT) dont le déplacement à deux (2) moments au cours de l’année (janvier et juillet) détermine les deux (2) saisons du pays: saison sèche (novembre-avril) et saison des pluies (mai-octobre). Compte tenu de ce facteur déterminant qu’est le FIT, les climatologues distinguent trois (3) climats et deux (2) sous climats, partant de la pointe sud (2°10′) à la pointe nord (11°): climat guinéen forestier, climat soudano guinéen et climat soudano sahélien. Ces bandes climatiques, par leurs pluviométries, indiquent leurs prédispositions pour les activités agro-pastorales.
OUBANGUI CHARI, PAYS DE NULLE PART
LES SINGULARITES ET LES PARTICULARITES DE L’OUBANGUI CHARI, DEVENU REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE-RCA OU CENTRAFRIQUE
Le défunt compatriote, Maître ZARAMABAUD, de son vivant avait dit que » »Centrafrique est un pays de tous les paradoxes. » » Cette affirmation, faite dans le contexte de contradictions socio-politiques, trouve sa quintessence au plan des aspects physiques, de l’aperçu historique, des atouts économiques et des inconséquences politiques, de ce pays qui s’appelait avant le 1er décembre 1958 Oubangui Chari et depuis cette date République Centrafrique-RCA ou Centrafrique, pays de nulle part, constitué physiquement lors de la course entre Français, Belges et Allemands qui se sont partagés l’espace africain après la conférence de de Berlin de 1885.
Durant les cinq (5) siècles de pillages, d’exploitations économiques sauvages et de colonisation, l’espace centrafricain actuel a été appelé péjorativement, »dernier des grands blancs », »région inconnue », »pays des anthropophages Niams-Niams ». Cet espace fait partie des pays, qui par leurs positions géographiques entre les zones tropicales et équatoriale, sont naturellement gâtés par le Bon DIEU, mais ont le malheur d’être constamment pillés pour les richesses naturelles que contiennent leurs sols et sous-sols.
L’espace centrafricain, tel constitué par les explorateurs français en concurrence avec les belges, est étiré sur trois (3) zones géographiques. DE la pointe sud, zone des trois (3) frontières (Cameroun-Congo Brazzaville-Centrafrique), au village Lissara au sud de Lindjombo, soit 2°10′ de latitude nord, à la pointe nord, également zone des trois (3) frontières (Soudan-Tchad-Centrafrique), soit 11° latitude nord, le territoire centrafricain, avec ses 623 984 km², s’étend de la zone équatoriale à la zone sahélo-sahélienne, englobant entièrement la zone tropicale nord. Un tel espace ne manque pas de comporter des avantages et des inconvénients à cause du relief, du climat, de l’hydrographie, de la végétation et de la composition du sol et du sous-sol. Les aspects géographiques de Centrafrique ont été évoqués professionnellement dans l’ATLAS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, très bonne oeuvre des Etudiants du Département Géographie de l’Université de Bangui, en 2007 sur demande du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, sur Fonds de Nations Unies pour la Population et l’Habitat (UNFPH). Pour les besoins de notre analyse, nous évoquerons, de manière très brève, les aperçus de ces aspects géographiques développés dans l’Atlas sus-évoqué, pour que nos lecteurs puissent avoir une connaissance des opportunités de ce pays.
* L’observation de la carte, à la page 16 de l’ATLAS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE et les légendes y relatives, nous apprend aisément que le territoire centrafricain, pour l’essentiel, est constitué de secteur de plaines 300-500 mètres, de plateaux occupant les 3/4 du pays et s’étalant de 500 à 1000 mètres, dont les plus importants sont le plateau de Carnot à l’ouest (800-1000 mètres) et le plateau de Mouka Ouda (500-800 mètres) à l’est, de massifs moyens regroupés à l’ouest (massif de Yadé avec le mont Ngaoui, entre la ville de Koui avec la frontière avec le Cameroun qui culmine à 1410 mètres, prolongement de l’Adamaoua au Cameroun, et à l’est les massifs Bongo et Bahr Challa, avec le mont Toussoro qui s’élève à 1330 mètres.
* Le Climat: Comme les climatologues l’ont si bien évoqué dans l’ATLAS… à la page 21, « » la situation en latitude, entre 2°10′ nord et 11° nord et la continentalité agissent sur les éléments du climat et font de la RCA un pays intertropical à climat très diversifié »« . Selon ces climatologues, le climat de l’espace centrafricain est très influencé par le front intertropical (FIT) dont le déplacement à deux (2) moments au cours de l’année (janvier et juillet) détermine les deux (2) saisons du pays: saison sèche (novembre-avril) et saison des pluies (mai-octobre). Compte tenu de ce facteur déterminant qu’est le FIT, les climatologues distinguent trois (3) climats et deux (2) sous climats, partant de la pointe sud (2°10′) à la pointe nord (11°): climat guinéen forestier, climat soudano guinéen et climat soudano sahélien. Ces bandes climatiques, par leurs pluviométries, indiquent leurs prédispositions pour les activités agro-pastorales.
L’Hydrographie: A cause des plateaux et surtout de la dorsale oubanguienne, l’espace centrafricain constitue une ligne de partage des cours d’eau qui coulent vers les trois (3) bassins du Congo, du Tchad et du Soudan, donc un château pour l’Afrique centrale. Les principaux cours d’eau ont des débits variant entre 53,3 m3/seconde (Gribingui à Kaga Bandoro, chef lieu de la Préfecture de la Nan Gribizi) à 1600 m3, fleuve Oubangui. En fonction de leurs débits et de leurs longueurs, 12 cours d’eau, hormis l’Oubangui et la Sangha, peuvent faciliter des navigations internes après aménagements: Lobaye, M’Poko, Ombella, Ouaka, Bangui Kété,, Kotto, Mbomou, Bahr Aouk, Gribizi, Ouham, Péndé, Mambéré. Une opportunité à metter à profit pour la libre circulation des personnes et des marchandises.
La Végétation: Latitude + climat + hydrographie = Végétation, d’après les géographes, d’où « »les cinq domaines phytographiques s’étalant du sud au nord de la République Centrafricaine »« :
* Forêt dense ou humide, appelée diversement par les géographes, forêt sempervirente, forêt ombrophile ou forêt hygrophile ou encore forêt humide dense à cause des effets combinés de la température, de l’humidité et de la lumière et qui s’étend entre 2°10′ et 3°30′ (Sous-Préfectures de Bayanga et de Nola). Elle constitue pour Centrafrique la portion de la forêt équatoriale, surexploitée depuis la sombre période coloniale.
* Forêt tropophile ou forêt dense semi décidue, nous enseignent les géographes, qui est le secteur forestier le plus vaste de Centrafrique, mais bradé. Elle couvre la Sous-Préfecture de Gamboula (Préfecture de la Mambéré Kadéi) à l’ouest, jusqu’à la Sous Préfecture de Rafaï (Préfecture du Mbomou) à l’est, en passant par Yamando, Mbaéré, Ngotto, Basse Lobaye, le nord de l’Equateur (RDC), Kembé, Bangassou. Cette forêt comporte les essences rares très recherchées et abusivement exploitées.
Les Savanes. Elles constituent une végétation intermédiaire entre la forêt tropophile et la steppe et sont caractérisées par leur hétérogénéité physionomique. Elles se subdivisent en savanes arborées, en savanes arbustives et en savanes herbeuses.
La Steppe: C’est la végétation saholo-soudanaise, s’étalant de Gordil et Ngarba jusqu’à la mare de Tizy ou Tissy.
Le Sol et le Sous-Sol: Les pédologues ou les professionnels du sol nous apprennent que le sol centrafricain est fonction des degrés d’induration, c’est à dire l’importance de la latérite dans le sol. Ainsi, ils distinguent:
(1)- les sols ferralitiques qui couvrent les 3/4 du territoire, pauvres en éléments nutritifs, parce que acides et fragiles;
(2)- les sols jeunes d’érosion qui sont en hauteur à l’ouest (Bocaranga) et l’est (Sam Ouandja);
(3)- les sols ferrugineux tropicaux, faiblement dé-saturés qu’on trouve dans le bassin de Bahr Aouk à Golongosso;
(4)- les sols alluviaux et hydromorphes, constitués par fait d’alluvions avec inconvénient de comporetr du sable et de l’argile.
Des déductions faites par ces professionnels, « » la diversité des sols révèle la richesse des conditions édaphiques dont dispose Centrafrique. Ces ressources sont encore sous-exploitées. 1% des terres est actuellement cultivé. Mais ces ressources sont fragiles, en raison de leurs horizons peu profonds et de la violence des eaux des pluies » ».
Qui pourrait dire mieux que ces professionnels de la géographie?
Alors, les Centrafricains, notamment, ceux qui aspirent à gouverner ce pays, envisagent comme missions d’objectifs dans leurs projets de société ou programmes politiques, la protection des sols, les retenues des eaux de pluies, eu égard au réchauffement climatique qui se met en place.
La prochaine publication ou Part 2 sera consacrée aux potentialités de ce pays.
Avec toutes nos considérations.
PART I : OUBANGUI CHARI, PAYS DE NULLE PART
LES SINGULARITES ET LES PARTICULARITES DE L’OUBANGUI CHARI, DEVENU REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE-RCA OUCENTRAFRIQUE
Le défunt Maître ZARAMABAUD, de son vivant avait dit que » »Centrafrique est un pays de tous les paradoxes. » » Cette affirmation, faite dans le contexte de contradictions socio-politiques, trouve sa quintessence au plan des aspects physiques, de l’aperçu historique, des atouts économiques et des inconséquences politiques, de ce pays qui s’appelait avant le 1er décembre 1958 Oubangui Chari et depuis cette date République Centrafrique-RCA ou Centrafrique, pays de nulle part, constitué physiquement lors de la course entre Français, Belges et Allemands qui se sont partagés l’espace africain après la conférence de de Berlin de 1885.
Durant les cinq (5) siècles de pillages, d’exploitations économiques sauvages et de colonisation, l’espace centrafricain actuel a été appelé péjorativement, »dernier des grands blancs », »région inconnue », »pays des anthropophages Niams-Niams ». Cet espace fait partie des pays, qui par leurs positions géographiques entre les zones tropicales et équatoriale, sont naturellement gâtés par le Bon DIEU, mais ont le malheur d’être constamment pillés pour les richesses naturelles que contiennent leurs sols et sous-sols.
L’espace centrafricain, tel constitué par les explorateurs français en concurrence avec les belges, est étiré sur trois (3) zones géographiques. DE la pointe sud, zone des trois (3) frontières (Cameroun-Congo Brazzaville-Centrafrique), au village Lissara au sud de Lindjombo, soit 2°10′ de latitude nord, à la pointe nord, également zone des trois (3) frontières (Soudan-Tchad-Centrafrique), soit 11° latitude nord, le territoire centrafricain, avec ses 623 984 km², s’étend de la zone équatoriale à la zone sahélo-sahélienne, englobant entièrement la zone tropicale nord. Un tel espace ne manque pas de comporter des avantages et des inconvénients à cause du relief, du climat, de l’hydrographie, de la végétation et de la composition du sol et du sous-sol. Les aspects géographiques de Centrafrique ont été évoqués professionnellement dans l’ATLAS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, très bonne oeuvre des Etudiants du Département Géographie de l’Université de Bangui, en 2007 sur demande du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, sur Fonds de Nations Unies pour la Population et l’Habitat (UNFPH). Pour les besoins de notre analyse, nous évoquerons, de manière très brève, les aperçus de ces aspects géographiques développés dans l’Atlas sus-évoqué, pour que nos lecteurs puissent avoir une connaissance des opportunités de ce pays.
* L’observation de la carte, à la page 16 de l’ATLAS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE et les légendes y relatives, nous apprend aisément que le territoire centrafricain, pour l’essentiel, est constitué de secteur de plaines 300-500 mètres, de plateaux occupant les 3/4 du pays et s’étalant de 500 à 1000 mètres, dont les plus importants sont le plateau de Carnot à l’ouest (800-1000 mètres) et le plateau de Mouka Ouda (500-800 mètres) à l’est, de massifs moyens regroupés à l’ouest (massif de Yadé avec le mont Ngaoui, entre la ville de Koui avec la frontière avec le Cameroun qui culmine à 1410 mètres, prolongement de l’Adamaoua au Cameroun, et à l’est les massifs Bongo et Bahr Challa, avec le mont Toussoro qui s’élève à 1330 mètres.
* Le Climat: Comme les climatologues l’ont si bien évoqué dans l’ATLAS… à la page 21, « » la situation en latitude, entre 2°10′ nord et 11° nord et la continentalité agissent sur les éléments du climat et font de la RCA un pays intertropical à climat très diversifié »« . Selon ces climatologues, le climat de l’espace centrafricain est très influencé par le front intertropical (FIT) dont le déplacement à deux (2) moments au cours de l’année (janvier et juillet) détermine les deux (2) saisons du pays: saison sèche (novembre-avril) et saison des pluies (mai-octobre). Compte tenu de ce facteur déterminant qu’est le FIT, les climatologues distinguent trois (3) climats et deux (2) sous climats, partant de la pointe sud (2°10′) à la pointe nord (11°): climat guinéen forestier, climat soudano guinéen et climat soudano sahélien. Ces bandes climatiques, par leurs pluviométries, indiquent leurs prédispositions pour les activités agro-pastorales.
OUBANGUI CHARI, PAYS DE NULLE PART
LES SINGULARITES ET LES PARTICULARITES DE L’OUBANGUI CHARI, DEVENU REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE-RCA OU CENTRAFRIQUE
Le défunt compatriote, Maître ZARAMABAUD, de son vivant avait dit que » »Centrafrique est un pays de tous les paradoxes. » » Cette affirmation, faite dans le contexte de contradictions socio-politiques, trouve sa quintessence au plan des aspects physiques, de l’aperçu historique, des atouts économiques et des inconséquences politiques, de ce pays qui s’appelait avant le 1er décembre 1958 Oubangui Chari et depuis cette date République Centrafrique-RCA ou Centrafrique, pays de nulle part, constitué physiquement lors de la course entre Français, Belges et Allemands qui se sont partagés l’espace africain après la conférence de de Berlin de 1885.
Durant les cinq (5) siècles de pillages, d’exploitations économiques sauvages et de colonisation, l’espace centrafricain actuel a été appelé péjorativement, »dernier des grands blancs », »région inconnue », »pays des anthropophages Niams-Niams ». Cet espace fait partie des pays, qui par leurs positions géographiques entre les zones tropicales et équatoriale, sont naturellement gâtés par le Bon DIEU, mais ont le malheur d’être constamment pillés pour les richesses naturelles que contiennent leurs sols et sous-sols.
L’espace centrafricain, tel constitué par les explorateurs français en concurrence avec les belges, est étiré sur trois (3) zones géographiques. DE la pointe sud, zone des trois (3) frontières (Cameroun-Congo Brazzaville-Centrafrique), au village Lissara au sud de Lindjombo, soit 2°10′ de latitude nord, à la pointe nord, également zone des trois (3) frontières (Soudan-Tchad-Centrafrique), soit 11° latitude nord, le territoire centrafricain, avec ses 623 984 km², s’étend de la zone équatoriale à la zone sahélo-sahélienne, englobant entièrement la zone tropicale nord. Un tel espace ne manque pas de comporter des avantages et des inconvénients à cause du relief, du climat, de l’hydrographie, de la végétation et de la composition du sol et du sous-sol. Les aspects géographiques de Centrafrique ont été évoqués professionnellement dans l’ATLAS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, très bonne oeuvre des Etudiants du Département Géographie de l’Université de Bangui, en 2007 sur demande du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, sur Fonds de Nations Unies pour la Population et l’Habitat (UNFPH). Pour les besoins de notre analyse, nous évoquerons, de manière très brève, les aperçus de ces aspects géographiques développés dans l’Atlas sus-évoqué, pour que nos lecteurs puissent avoir une connaissance des opportunités de ce pays.
* L’observation de la carte, à la page 16 de l’ATLAS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE et les légendes y relatives, nous apprend aisément que le territoire centrafricain, pour l’essentiel, est constitué de secteur de plaines 300-500 mètres, de plateaux occupant les 3/4 du pays et s’étalant de 500 à 1000 mètres, dont les plus importants sont le plateau de Carnot à l’ouest (800-1000 mètres) et le plateau de Mouka Ouda (500-800 mètres) à l’est, de massifs moyens regroupés à l’ouest (massif de Yadé avec le mont Ngaoui, entre la ville de Koui avec la frontière avec le Cameroun qui culmine à 1410 mètres, prolongement de l’Adamaoua au Cameroun, et à l’est les massifs Bongo et Bahr Challa, avec le mont Toussoro qui s’élève à 1330 mètres.
* Le Climat: Comme les climatologues l’ont si bien évoqué dans l’ATLAS… à la page 21, « » la situation en latitude, entre 2°10′ nord et 11° nord et la continentalité agissent sur les éléments du climat et font de la RCA un pays intertropical à climat très diversifié »« . Selon ces climatologues, le climat de l’espace centrafricain est très influencé par le front intertropical (FIT) dont le déplacement à deux (2) moments au cours de l’année (janvier et juillet) détermine les deux (2) saisons du pays: saison sèche (novembre-avril) et saison des pluies (mai-octobre). Compte tenu de ce facteur déterminant qu’est le FIT, les climatologues distinguent trois (3) climats et deux (2) sous climats, partant de la pointe sud (2°10′) à la pointe nord (11°): climat guinéen forestier, climat soudano guinéen et climat soudano sahélien. Ces bandes climatiques, par leurs pluviométries, indiquent leurs prédispositions pour les activités agro-pastorales.
L’Hydrographie: A cause des plateaux et surtout de la dorsale oubanguienne, l’espace centrafricain constitue une ligne de partage des cours d’eau qui coulent vers les trois (3) bassins du Congo, du Tchad et du Soudan, donc un château pour l’Afrique centrale. Les principaux cours d’eau ont des débits variant entre 53,3 m3/seconde (Gribingui à Kaga Bandoro, chef lieu de la Préfecture de la Nan Gribizi) à 1600 m3, fleuve Oubangui. En fonction de leurs débits et de leurs longueurs, 12 cours d’eau, hormis l’Oubangui et la Sangha, peuvent faciliter des navigations internes après aménagements: Lobaye, M’Poko, Ombella, Ouaka, Bangui Kété,, Kotto, Mbomou, Bahr Aouk, Gribizi, Ouham, Péndé, Mambéré. Une opportunité à metter à profit pour la libre circulation des personnes et des marchandises.
La Végétation: Latitude + climat + hydrographie = Végétation, d’après les géographes, d’où « »les cinq domaines phytographiques s’étalant du sud au nord de la République Centrafricaine »« :
* Forêt dense ou humide, appelée diversement par les géographes, forêt sempervirente, forêt ombrophile ou forêt hygrophile ou encore forêt humide dense à cause des effets combinés de la température, de l’humidité et de la lumière et qui s’étend entre 2°10′ et 3°30′ (Sous-Préfectures de Bayanga et de Nola). Elle constitue pour Centrafrique la portion de la forêt équatoriale, surexploitée depuis la sombre période coloniale.
* Forêt tropophile ou forêt dense semi décidue, nous enseignent les géographes, qui est le secteur forestier le plus vaste de Centrafrique, mais bradé. Elle couvre la Sous-Préfecture de Gamboula (Préfecture de la Mambéré Kadéi) à l’ouest, jusqu’à la Sous Préfecture de Rafaï (Préfecture du Mbomou) à l’est, en passant par Yamando, Mbaéré, Ngotto, Basse Lobaye, le nord de l’Equateur (RDC), Kembé, Bangassou. Cette forêt comporte les essences rares très recherchées et abusivement exploitées.
Les Savanes. Elles constituent une végétation intermédiaire entre la forêt tropophile et la steppe et sont caractérisées par leur hétérogénéité physionomique. Elles se subdivisent en savanes arborées, en savanes arbustives et en savanes herbeuses.
La Steppe: C’est la végétation saholo-soudanaise, s’étalant de Gordil et Ngarba jusqu’à la mare de Tizy ou Tissy.
Le Sol et le Sous-Sol: Les pédologues ou les professionnels du sol nous apprennent que le sol centrafricain est fonction des degrés d’induration, c’est à dire l’importance de la latérite dans le sol. Ainsi, ils distinguent:
(1)- les sols ferralitiques qui couvrent les 3/4 du territoire, pauvres en éléments nutritifs, parce que acides et fragiles;
(2)- les sols jeunes d’érosion qui sont en hauteur à l’ouest (Bocaranga) et l’est (Sam Ouandja);
(3)- les sols ferrugineux tropicaux, faiblement dé-saturés qu’on trouve dans le bassin de Bahr Aouk à Golongosso;
(4)- les sols alluviaux et hydromorphes, constitués par fait d’alluvions avec inconvénient de comporetr du sable et de l’argile.
Des déductions faites par ces professionnels, « » la diversité des sols révèle la richesse des conditions édaphiques dont dispose Centrafrique. Ces ressources sont encore sous-exploitées. 1% des terres est actuellement cultivé. Mais ces ressources sont fragiles, en raison de leurs horizons peu profonds et de la violence des eaux des pluies » ».
Qui pourrait dire mieux que ces professionnels de la géographie?
Alors, les Centrafricains, notamment, ceux qui aspirent à gouverner ce pays, envisagent comme missions d’objectifs dans leurs projets de société ou programmes politiques, la protection des sols, les retenues des eaux de pluies, eu égard au réchauffement climatique qui se met en place.
La prochaine publication ou Part 2 sera consacrée aux potentialités de ce pays.
Avec toutes nos considérations.

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