DES ENLÈVEMENTS NOCTURNES QUI INQUIÈTENT
:
OPÉRATION EFFACER POLITIQUEMENT LE TABLEAU ?
DES SACRIFICES HUMAINS?
ENLEVEM%ENTS POUR TRAFICS D’ORGANES HUMAINS?
LE SAMEDI NOIR DU KM5
Le dimanche 05 mai 2024, voilà six (6) jours, certaines langues, que d’aucuns diront mauvaises et d’autres audacieuses, se sont déliées pour dire qu’après les immolations sacrificielles des Centrafricains chrétiens et non chrétiens le 19 avril 2024, lors de la dislocation de la baleinière surchargée (plus de 300 personnes embarquées) faisant au moins 100 morts-noyés et disparus, c’est au tour des Centrafricains musulmans d’être immolés sur les hôtels des sacrifices humains ou faire l’objet de trafics d’organes humains que connaît Centrafrique depuis l’arrivée des mercenaires russes. Mauvaises langues, audacieuses langues, mauvaise foi, mauvaise intention, rumeur, suspicion ou supputation, est-il que ce qui s’est passé au km5, dans le 3ème arrondissement de Bangui, ces semaines 17 et 18, prête à de nombreuses rumeurs, interprétations, imaginations compte tenu des nombreux sacrifices humains périodiques de ces dernières années, imputés à tort ou à raison, aux autorités politiques centrafricaines, vu leurs faits, actes, comportements suspects et suspicieux, leur légendaire silence, leurs mépris, indifférences et insouciances face aux nombreuses tueries-calcinations de masse perpétrées par les mercenaires russes, aux nombreux mystiques et subits décès, souvent accidentels ou non expliqués et à des disparitions de personnes ne faisant pas l’objet d’aucune enquête judiciaire.
En effet, courant les deux (2) semaines 17 (22 au 28 avril) et 18 (29 avril au 05 mai) le Centrafricain lambda a été témoin de la tuerie-calcination d’un jeune musulman à Boromata et des arrestations-disparitions d’une trentaine d’autres musulmans au KM5, dans le 3ème arrondissement de Bangui.
A Boromata, dans la Sous-Préfecture de Birao, Préfecture de la Vakaga, un adolescent de 12 ans, parti à vélo acheter du sucre pour la famille a été froidement tué par des mercenaires russes qui ont ensuite calciné son corps, pratique connue de tout Centrafricain depuis l’arrivée des mercenaires russes et signifiant que les organes vitaux ont été prélevés pour trafics (d’organes humains). Cette tuerie-calcination de Boromata a paru aussi banale, comme si c’était une moustique qui piquait ces mercenaires qu’ils ont écrasée. Aucune réaction des autorités politiques centrafricaines, ce qui ne surprend pas, car elles n’ont jamais réagi quand leurs mercenaires russes tuent des Centrafricains, et non plus, il n’y a pas une quelconque manifestation populaire de mécontentement, au niveau local, sauf l’évocation sur les réseaux sociaux par les proches qui se lamentaient de cet acte crapuleux.
Pire, l’enclave du km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui a été le théâtre d’une série de trois (3) arrestations nocturnes par ces mercenaires russes, accompagnés de leurs supplétifs, les éléments FACA ou les milices dites, russes noirs, habillées en tenues militaires ou de gendarmes.
- Lors de la première arrestation nocturne effectuée le 03 mai 2024, 10 anciennes milices moudjahine du km5, incorporées dans les FACA, ont été emmenées pour des destination inconnues et quelques temps après, les corps sans vie de six (6) d’entre eux ont été ramenés par les mercenaires russes kidnappeurs criblés de balles (cf CNC du 03 mai 2024), dont celui du Sergent-Chef SANDA et l’Adjudant-Chef ZAKARIA MOUSSA, et déposés normalement devant une mosquée comme si c’était des paquets que ces mercenaires russes devraient livrer à l’imam de cette mosquée et non des corps sans âme qui nécessitaient des explications; pour les quatre (4) autres, aucune nouvelle les concernant au moment où nous évoquons ce problème ce jour 10 mai 2024.
- Lors de la deuxième arrestation nocturne, toujours effectuée par ces mercenaires russes accompagnés de leurs supplétifs, 20 personnes ont été emmenées, dont 9 en direction de DAMARA, vers le fameux trou (?) s’interrogeait notre informateur, 2 ont fait l’objet d’interrogatoires très musclés par les mercenaires russes dans l’enceinte de la célèbre SERD et les corps des 9 autres ont été retrouvés dans le fleuve Oubangui. Comme à l’accoutumée, aucune réaction des autorités politiques de Bangui, à part les complaintes des proches parents sur les réseaux sociaux.
La 3ème arrestation a eu lieu dans la nuit du samedi 04 au dimanche 05 2024 en 2 endroits différents. Trois personnes, dites arabes (djendjawide ou moudjahidine?), ont été arrêtées devant le studio d’enregistrement à proximité du domicile de l’ancien maire du 3ème arrondissement, le Sieur FADOUL MOUSSA, et 5 autres, qui sont des mbororo (peulh), l’ont été dans la rue de l’ex bar dancing Etoile, au quartier BOULATA; ces deux (2) arrestations ont lieu entre 21h30 et 22 h00 et les 8 personnes arrêtées ont été embarquées, pour quelles autres directions ? Silence radio toujours.
Ces arrestations nocturnes, réalisées par les mercenaires russes et leurs supplétifs, soit éléments des FACA, soit des milices habillées en tenues militaires ou de gendarmes, ne suscitent pas d’interrogations, par ce que tout Centrafricain lambda connaît la suite. Soit des corps retrouvés sans vie, démembrés ou organes vitaux prélevés, soit portés disparus, sans aucune enquête judiciaire d’ouvert. Mais les dernières arrestations du km5, survenues dans la nuit de samedi 04 au dimanche 05, présente cette singularité que les personnes arrêtées sont pour la plupart des anciennes milices incorporées dans les BIT 6 ou BIT 7.
Alors, il y a lieu de s’interroger, face au silence légendaire et complice des autorités politiques de Bangui. S’agit-il de l’opération effacer politiquement le tableau ou des arrestations pour prélèvements des organes humains pour trafics?
La ou les réponses à ces interrogations sont et seront toujours fonction des états des corps retrouvés. Mais, pour les cas d’espèces sus évoqués, il y a forte certitude qu’il s’agit de l’opération »effacer politiquement le tableau » qui se fait, une fois les sales besognes effectuées parce que les commanditaires ne voudraient pas de témoins encombrants.
Pauvre Centrafrique. Que vaut la vie du Centrafricain ?
Avec toutes nos considérations.

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