L’INEVITABLE FIN BRUTALE DU REGIME DE BANGUI
LES PREMISSES PRESSENTIES DE LA DICTATURE TOUADERA QUI NOUS AVAIENT VALU UNE CONDAMNATION POLITIQUE

Le 30 mars 2016, la main sur la Constitution de la 6ème République, promulguée quelques heures auparavant, le déclaré Président élu TOUADERA, sans vergogne et devant DIEU, avait menti au Peuple Centrafricain et à la communauté internationale. Ses premiers actes politiques ont été le mensonge, le parjure et la violation de la Constitution de la République sur laquelle il avait posé sa main, en nommant des membres des groupes ramés dans le premier gouvernement SARANDJI. Et par la suite, avec une certaine satisfaction intérieure, il s’est mis à violer cette constitution au vu et au su de tout le monde et a tendu un appât politique par la formule de »l’union sacrée », miel qui a attiré de nombreux alliés politiques, confrontés au douloureux problème financier d’après élection, celui de rembourser les crédits bancaires contractés ou sollicités pour battre campagne. Se faire d’abord des alliés politiques pour bien connaître ses adversaires politiques et mieux les combattre par la suite, la dilatoire formule, » ou tu es avec moi ou tu es mon ennemi », que le déclaré élu Président va exploiter durant 8 ans (2016-2024), sur fond de dérives dictatoriales et de consolidation de sa dictature personnelle.
Notre tord a été celui d’avoir relevé, dans une analyse politique en avril 2019, certains actes et faits politiques du déclaré Président élu que nous avons considérés comme caractéristiques convaincantes d’une sibylline dictature:
- Parjure et violations répétées de la Constitution du 30 mars 2016,
- Instauration d’un singulier agencement constitutionnel après le dialogue de Khartoum (Soudan),
- Achats de conscience ou corruptions,
- Intimidations politiques, arrestations et détentions arbitraires,
- tentative d’instaurer une pensée unique,
- Culte de personnalité par griots interposés,
- Propension à l’enrichissements immédiats, désinvolture, mépris et début de laxisme politique,
- Refus de dialogue avec les Leaders Politiques et Sociaux non alliés,
- Refus des évidences socio-politiques,
- Refus de faire des états des lieux préalables.

Contre nos premières critiques, des voix s’étaient élevées pour nous faire des reproches, en arguant qu’il fallait laisser du temps au nouveau locataire du Palais de la Renaissance, parce qu’il a hérité d’une situation socio-politique difficile, comme s’il tombait d’une autre planète pour occuper la magistrature suprême, alors qu’il était resté cinq (5) bonnes années (2008-2013), Premier Ministre du Président BOZIZE YANGOUVONDA et est censé connaître certains grands dossiers politiques centrafricains, fallacieux argumentaire politique, pour question d’intérêts politiques ou personnels partagés, de la part de nombreux Leaders Politiques et Sociaux ont opté faire la politique des trois (3) singes, ne rien voir, ne rien dire, ne rien écouter, pour profiter de certaines opportunités, offrant ainsi l’occasion au déclaré Président élu de dérouler ses agendas cachés. Ne voulant pas voir plus loin que le bout de notre nez, nous avons failli, pour question de mesquins intérêts personnels au détriment du Peuple Centrafricain.
Ces prémisses dictatoriales pressenties et dénoncées en avril 2019, se sont complexifiées avec les crapuleuses tueries perpétrées, nuitamment au début et ensuite ouvertement à partir de juin-juillet 2019 par la milice criminelle du pouvoir, pompeusement appelée les requins, dont les corps sans vie de leurs victimes se retrouvent quotidiennement dans les différents coins de Bangui, notamment dans la forêt de N’Drès, alors que la Constitution du 30 mars, en son article 124 interdit la création et l’entretien d’une quelconque milice par le pouvoir.
Qui pourrait oser dire qu’il ne le savait pas ?
Nous le savions tous et nous avons manqué du courage, parce que beaucoup avaient la bouche déjà pleine: questions d’intérêts personnels.
Fort de la suave complicité de la communauté internationale de Bangui, qui a l’art de la pratique de la formule des trois (3) singes, du manque de fortes mobilisations populaires de blocage, et galvanisé par le dialogue de Khartoum malgré la récusation populaire de début et la spectaculaire dénonciation faite par la suite par SABONE Abakar, laquelle dénonciation a laissé de marbre les Leaders Politiques et Sociaux, le déclaré élu Président s’est donné une voie royale pour dérouler la suite de ses agendas politiques cachés.
Qui ne le savait pas ?
Tous les Intellectuels Centrafricains, sauf, les compatriotes analphabètes.
Quand le déclaré Président élu, par moyens de corruptions, manipulait la majorité des Députés de la 6ème Législature pour démettre le Président en exercice de l’Assemblée Nationale, l’Honorable MECKASSOUA ABDOU KARIM, parce qu’il ne voulait pas avaliser les magouilles du régime de Bangui,
Qui ne le savait pas?
Nous le savions tous, et de rares Leaders Politiques et Sociaux l’ont dénoncé, mais la majorité s’est tue parce qu’elle avait la bouche pleine et ne pouvait pas parler.
La sibylline amnistie octroyée, les groupes armés du pouvoir, reprenant du poil de la bête et avec la bénédiction du gouvernement du Premier Ministre NGREBADA et du déclaré Président élu, se sont livrés à des tueries de masse, pour effrayer, intimider en vue de faciliter le déroulement de reste des agendas cachés, la mise en place de la constitution personnelle, marque absolue du tyran; les réactions se sont limitées aux déclarations de dénonciations et de condamnation de principe, sans autres procès, alors qu’il fallait de la mobilisation insurrectionnelle de toutes les Forces Vives de la Nation..
L’arrivée inopinée de l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA en décembre 2019 de son exil, constituant un facteur réel d’inhibition de l’assise de sa dictature, le déclaré Président élu a recouru à toutes les manoeuvres dilatoires pour neutraliser politiquement son mentor.
Jouant le va-t’en guerre, suite au chancellement de son fauteuil présidentiel, à cause de la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC qui a été jusqu’aux portes de Bangui le 13 janvier 2021, en réaction à ses roublardises, le déclaré Président élu a décrété un couvre-feu et un état d’urgence pour permettre à ses mercenaires de souffler et d’occuper sans coup férir, le terrain laissé par la CPC après son retrait, permettre aux mercenaires et aux milices criminelles de procéder aux éliminations physiques, aux arrestations et détentions arbitraires, aux emprisonnements politiques, aux ethnocides des Banda et des Gbaya Bossangoa, au génocide des compatriotes de confession musulmane, à telle enseigne, que le compatriote AKANDJI KOMBET, Président du Conseil de Résistance et de Transition-CRT, dans sa déclaration du samedi 03 juillet 2021, dit que »… le Centrafricain ne va plus se taire, parce que l’overdose est atteinte ».
LA CAUSE EST ENTENDUE…..
LA BRUTALE FIN DU REGIME DE BANGUI S’AVERE INEVITABLE…..
Dans une autre de nos analyses politiques intitulée, »LA VERITE S’EST ACCOMPLIE’‘, nous avons relevé que quelle que soit l’issue de la énième crise militaro-politique, dite crise CPC, commencée le 18 décembre 2020, celle-ci constitue et ouvre une autre crise dans la crise et pourrait induire la néantisation absolue de Centrafrique, s’il n’y a pas une résilience collective, parce que cette crise CPC est très complexe et est la synthèse ou la fusion de trois (3) crises en une:
- Les grognes et frondes populaires depuis la récusation du dialogue de Khartoum, non encore évacuées, mettront sous pression populaire le déclaré Président élu dans une posture de fuite en avant par le durcissement de son régime personnel qu’il veut à tout prix asseoir,
- la volonté et la détermination politiques réciproques des camps TOUADERA et BOZIZE YANGOUVOINDA de se neutraliser ou d’en finir l’un avec l’autre,
- la résurgence de la guerre froide entre la Fédération de la Russie, à travers ses mercenaires de la société Wagner et la France d’abord et ensuite les Etats-Unis, pour le contrôle des richesses naturelles de Centrafrique, et partant celles de l’Afrique.
C’est pour dire que la crise CPC, vraie marmelade gluante, dans laquelle nous risquons de patauger pendant longtemps, si elle ne donne pas lieu à une rapide paix des braves, induirait inéluctablement un autre changement brutal de régime politique. Et depuis 2021, tous les signaux sont au rouge, et présagent d’un brutal changement de régime politique, parce que le déclaré Président élu, après son grossier hold-up électoral du 18 janvier 2021, lequel soulève par voie de conséquence la problématique de légitimité, au lieu de calmer politiquement le jeu, a choisi de mettre en place sa propre constitution, initiée par ses maîtres, les mercenaires russes, le mettant ainsi dans une posture encore très inconfortable politiquement, celle d’être entre le marteau et l’enclume, si bien qu’en ce mois de mai 2024, ce déclaré Président élu, paraît plus un Président de façade ou une marionnette entre les mains des mercenaires russes qui dictent les lois exigées par le Kremlin à Moscou. Et une telle posture aboutit toujours à un retournement de situation politique pour ne pas dire brutal changement politique avec toutes ces conséquences.
Centrafrique, en ce mois de mai 2024, n’est qu’un pays de nom, parce que failli, livré en prédation aux mercenaires russes et à la mafia de tous bords, avec un Peuple désabusé et abandonné à lui-même par les autorités politiques de Bangui, mais qui escompte un libérateur, à défaut, se remettre au Bon DIEU.
Le déclaré Président élu a réussi à déroulé ses agendas politiques cachés en exploitant la peur d’une population qu’il a réussi à intimider, les failles des Leaders Politiques et Sociaux qui, divisés pour diverses causes ou raisons et qui sont incapables de se transcender pour faire bloc. Mais, heureusement pour le Peuple Centrafricain, les accumulations des dérives et erreurs politiques du déclaré Président élu, l’incapacité des autorités politiques de Bangui à assurer les fournitures essentielles de base (eau potable, électricité, produits de première nécessité…) et les infrastructures sociales, notamment 2/4 hôpitaux qui sont devenus des mouroirs, faute de matériels et des nécessaires médicaux indispensables, et surtout le mépris et l’insouciance de ces autorités politiques de Bangui qui faisaient la fête, pendant que plus de 300 Banguissois se noyaient lors de la dislocation d’un cercueil navigant, dit baleine le 19 avril 2024, dont près de 100 corps sans vie ont été déjà sortis de l’eau, constituent de véritables bombes à retardement.
Il y a alors lieu de se demander, comment ces bombes à retardement vont exploser, parce qu’elles ne peuvent plus être désamorcées. Autrement dit, sur quels écueils le déclaré Président élu va faire fracasser le bateau centrafricain
? ? ?
Avec toutes nos considérations.
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