CES VALEURS ET VERTUS REPROCHEES, A TORT OU A RAISON, AU PEUPLE CENTRAFRICAIN….. ?

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SA LEGENDAIRE DOCILITE, MALGRE D’INDIGESTES COULEUVRES AVALEES

Le seul acte de bravoure reconnu au Peuple Centrafricain, depuis la pseudo indépendance octroyée le 13 Août 1960, a été et demeure les émeutes qui ont induit la brutale fin de règne de l’empereur BOKASSA, résultant du refus des tenues scolaires imposées aux écoliers et élèves, dans un contexte de crise financière et d’extrême pauvreté populaire, alors que, Oubanguien, durant la sombre période coloniale, il a été réputé pour sa résistance avec les soulèvements de 1909-1911 et la guerre de Kongo Ouara de 1928-1931, deux guerres coloniales encore ignorées de nombreux Centrafricains en cette année 2025.

Depuis 1979, le Peuple Centrafricain semble entrer dans une certaine ère de docilité, entre coupée par deux grandes frondes populaires en 1981 et 1991 pour la restauration d’un véritable ordre constitutionnel et démocratique, qui connaîtra un début d’espoir avec l’élection réellement transparente de PATASSE en 1993, pour retomber dans des travers autoritaires et sanguinaires, de 2003 à 2015 et hyper sanguinaires depuis 2016.

La Peur pour rendre docile: Cette supposée docilité correspond aux périodes des régimes politiques d’autorités ou dictatoriaux qui recourent à l’insécurité comme leur force de frappe politique. Insécurité généralisée avec le régime du Général Président BOZIZE de 2003 à 2013, insécurité étouffante avec NDJOTODIA durant ses dix mois de règne sanguinaire (mars 2013-janvier 2014) et une insécurité pour faire peur, caractérisée par du terrorisme d’Etat, du mercenariat d’Etat, de la mafia d’Etat, de scandales d’Etat en tous genres et de l’impunité d’Etat. Violence, brutalité, arrogance, mépris, exclusions ont été des moyens privilégiés par les régimes succédant à celui de PATASSE pour faire peur, empêcher le Peuple Centrafricain de réagir ou de réclamer, ne fusse que ses droits existentiels ou vitaux.



Diviser pour régner, la reproduction de la bonne méthode coloniale: En 2015, le Bon DIEU a envoyé son Représentant sur la planète terre, le pape François, demander au Peuple Centrafricain de franchir le Rubicon, de se réconcilier avec lui-même, de s’aimer comme DIEU le Père nous aime, afin de vivre désormais dans la vérité, la justice, la paix et connaître la splendeur et la gloire divines. Mais ce divin message est tombé dans les oreilles de sourds, alors que ce divin message se veut l’annonce d’une ère où le Peuple Centrafricain, après avoir traversé toutes les souffrances millénaires, se doit de donner un sens à sa vie et vivre dans la concorde sociale qui lui a toujours fait défaut.
Malheureusement, les Centrafricains, traumatisés par les moults déshumanisations et bestialisassions, va manquer cette opportunité pour question d’ambitions démesurées de profits immédiat et d’alignement politique qui ont toujours fondé l’impérialisme sur fond de prédations, si bien qu’à l’issue des élections couplées de 2015-2016, faussement dites démocratiques, le Peuple Centrafricain, total analphabétisme politique organisé aidant, a été victime d’une autre manipulation politicienne qui lui fera avaler d’indigestes couleuvres: avoir un Président déclaré élu et non un président élu. Et au lieu d’une ère de paix ou de concorde sociale, va s’ouvrir une autre ère plus sanguinaire, une ère où l’insécurité généralisée et la peur seront consacrées pour instaurer un pouvoir personnel, facilitant la prédation des richesses nationales par des mercenaires russes et rwandais, importés en 2018, pour sécuriser le fauteuil présidentiel faussement reçu en 2015-2016 et usurpé en 2020-2021.
Ainsi, la République Centrafricaine ou Centrafrique, qui a ployé sous les précédents régimes politiques dictatoriaux et exclusifs durant 639 mois ( août 1960-mars 2013), s’est totalement écroulé durant les 303 jours de gestion du pouvoir de l’Etat par le régime sanguinaire de NDJOTODIA Michel, qui avec la coalition seleka, s’est emparé du pouvoir à Bangui le 24 mars 2013 et incapable de le gérer, a déposé le tablier le 10 janvier 2014 à Ndjaména, et c’était une République chancelante qui a été confiée à la Dame SAMBA PANZA qui l’a rendue très agonisante, laquelle République a sombré avec le déclaré Président élu TOUADERA, qui depuis 2016, ne se contente que du fauteuil présidentiel.

Le refus politique d’Eduquer pour mieux piller. En effet, en soi-disant professeur d’université, le Sieur Président déclaré élu a fait l’outrage à l’Education Nationale, en n’y accordant aucune attention, pour que le Peuple Centrafricain continue de rester dans l’ignorance et la méconnaissance, et incapable de réclamer ses droits. Ne pas éduquer, alors que BOGANDA, le Président Fondateur de la République Centrafricaine a fait de l’Education l’une de ses fondamentales priorités avec Soigner, Nourrir, Habiller et Loger. Le Président déclaré élu s’est conféré le mérite de ramener le Peuple Centrafricain à l’âge de la pierre, en ne satisfaisant pas ses besoins existentiels, si bien qu’en ce mois de juin 2025, le Peuple Centrafricain manque absolument de tout:
* Manque d’électricité dans tout le pays. le Centrafricain rural s’éclaire la
nuit, grâce à la lumière de  »tanza » (tison) et le banguissois s’éclaire grâce à la
bougie importée du Cameroun; même le pétrole lampant est un produit de
luxe;
* Manque d’eau potable: dans l’arrière-pays, le citoyen partage l’eau des
marigots, rivières et fleuves avec les bêtes domestiques et sauvages;


* Le sel, l’huile de cuisson, le beurre et autres, s’appellent produits de luxe
pour le Centrafricain lambda; il mange ses repas fades, faute d’avoir
oublié la technique de fabrication du sel traditionnel;
* Le Centrafricain lambda crève encore du paludisme et de parasites intestinaux,
faute de soins; les quatre (4) hôpitaux sont concentrés à Bangui et ne sont
devenus que des mouroirs, et il ne connaît des produits pharmaceutiques que
grâce aux organismes humanitaires;
* Les adolescents centrafricains ne sont pas scolarisés, faute de salles de
classe ou d’enseignants;

Ce succinct sombre tableau, qui ailleurs pourrait constituer un motif de très grandes mobilisations et manifestations populaires insurrectionnelles, laisse muet le Centrafricain, parce qu’il a peur. Et par peur, il se fait complice de sa descente en enfer.

Une docilité politiquement obtenue par la peur. Et le Centrafricain a encore plus peur à cause des tueries-calcinations de masse, des tueries crapuleuses pour trafics des organes vitaux humains, des assassinats ciblés, des incendies des villages et des destructions des maisons opérés, soit par les mercenaires russes et rwandais, soit par la milice criminelle les requins, soit encore par la garde prétorienne. Apeuré, le Centrafricain individuellement, ou le Peuple Centrafricain globalement a une réelle trouille et n’a pas le courage d’oser. Et tout Peuple qui manque de courage ou d’audace se fait toujours écrasé, parce que la liberté ne s’octroie pas, mais elle s’arrache, non plus le droit ne se donne pas, il se revendique. Pour preuve, l’échec du grand meeting du Bloc des Républicains pour la Défense de la Constitution de 2016-BRDC du samedi 31 mai 2025, sur le terrain de l’UCATEX à Bangui constitue une preuve de l’écrasement du Peuple Centrafricain, par moyen DE LA BARBARIE D’ETAT PAR DES VOYOUS DE LA REPUBLIQUE INTERPOSES



Grisés par la réussite de la grande marche pacifique du 04 avril 2025, les Leaders Politiques du BRDC ont projeté organiser un grand meeting populaire le 31 mai 2025, après une série de concerts de casseroles, lesquels ont été très timides, devant se tenir les samedis 03, 10, 17, 24 mai, pour préparer ledit meeting. Mais c’est compter avec les voyous de la République de Bangui ont investi l’espace du grand meeting très tôt dans la matinée de ce samedi 31 mai 2025, et qui ont réussi, non seulement à empêcher ledit meeting, mais encore, ils se sont donnés l’insultant plaisir de lapider et blesser certains organisateurs et participants et d’arracher quelques téléphones à d’autres, une politicienne manière de ridiculiser et d’affaiblir. Cette démonstration de muscles convint que le régime de Bangui, non seulement terrorise, domine, mais écrase la population pour régner.

PEUPLE CENTRAFRICAIN, PEUPLE NON SOLIDAIRE, PARCE QUE MECHANT DE COEUR

A force de traumatiser, de faire peur, le régime de Bangui a réussi à diviser le Peuple Centrafricain que le défunt Président Fondateur BOGANDA avait commencé à unir. En cette année 2025, le Peuple Centrafricain est éclaté en mosaïques communautaristes à cause des ethnocides des Banda et des Gbaya Bossangoa, du génocide des citoyens de confession musulmane, des assassinats politiques ciblés et autres ignobles exactions qui ont opposé des Centrafricains les uns aux autres, faits qui ont provoqué des replis sur soi ou replis identitaires, induisant par voie de conséquence des clivages, un manque de solidarité sur fond de grande méfiance.

Un Peuple non solidaire finit par devenir méchant au fur à mesure que son coeur se durcit, face aux épreuves, malgré la résilience. Et ces deux ou trois dernières années, le Peuple Centrafricain, trop désabusé, est dur de coeur et n’a plus confiance, ni aux autorités politiques, ni aux leaders politiques et sociaux qu’il considère comme des manipulateurs pour leurs propres intérêts personnels.

Dur de coeur, le Peuple Centrafricain ne réalise pas facilement les messages divins et surtout ne comprend pas que le Seigneur DIEU donne ce dont on a besoin au moment dont on a besoin, mais IL ne se substitue pas à nous, mais soutient nos efforts, nous rend libres, autonomes et responsables, parce que c’est question de vie ou de mort; par conséquent, c’est à nous de veiller les uns sur les autres. Et si les Centrafricains ne veillent pas les uns sur les autres, c’est à dire, ne sont pas solidaires, ils ne peuvent pas appréhender la nécessité de partager, parce que la solidarité et le partage concourent à l’unité, facilitent l’inclusion et le dialogue permanent et instaurent facilement la confiance.

Depuis 2013, la confiance intra centrafricaine n’existe plus, parce que le Peuple Centrafricain est en marge de la Politique de la Nation, il est volontairement oublié, voire exclu par le politique qui est plus obsédé par le pouvoir et ses enrichissements personnels. Dans un tel contexte, le Centrafricain lambda n’a qu’une seule préoccupation. Sa survie. Comment faire pour survivre ou faire vivre sa propre famille, si celle-ci n’est pas détruite par les sbires du pouvoir de Bangui? Et comment survivre quand sa famille est éclatée ou décimée par faits politiques ?
Confronté à une telle préoccupation, le Centrafricain ne peut avoir la paix du coeur; il porte en lui une colère noire qu’il ne peut assouvir, parce qu’il est impuissant et incapable face aux mécanismes politiques qui le broient et l’effraient constamment. Il ne dispose d’aucun repère pour donner un sens à sa vie, pour causes de nombreux dénis politiques, tant du côté du pouvoir que de celui des leaders politiques et sociaux qui ont affiché leurs limites.

UN PEUPLE CENTRAFRICAIN ABANDONNE A LUI-MÊME…..

L’échec du grand meeting du BRDC, dont les organisateurs ont été empêchés par les voyous de la République de Bangui est assez édifiant. De nombreux compatriotes centrafricains aiment évoquer la bravoure des frères et soeurs de l’Afrique de l’Ouest, mais épiloguent très peu sur notre faiblesse ou notre manque de bravoure, et pourtant nous avons été moulés dans les mêmes prismes du système colonial déshumanisant et bestialisant que prolonge depuis la FrançAfrique.

Le système politique instauré et imposé à la pseudo l’indépendance octroyée des années 1958, 1959 et 1960 n’avait pas pour but d’organiser, d’animer, d’accompagner et de réguler la vie publique nationale, mais est fondé sur le principe  » tout, avant tout pour les intérêts de la métropole ». La finalité du système éducatif colonial que nous n’avons pas réussi à refonder consistait à instaurer la soumission et l’obéissance aveugle. Selon le Ministre belge des colonies,  » cette vertu se pratique mieux quand il y a absence d’esprit critique. Donc, évitez de développer l’esprit critique dans vos écoles. Apprenez-leur à croire et non à raisonner. Instituez pour eux un système de confession qui fera de vous de bons détectives pour dénoncer tout noir ayant une prise de conscience et qui revendiquerait l’indépendance nationale. » C’est pour dire que les autorités politiques centrafricaines, depuis la pseudo indépendance octroyée de 1960, sont des nègres au col blanc qui ont juste pris la place du colonisateur, sans changer les règles du jeu politique, parce qu’ils ne maîtrisaient pas et continuent de ne pas maîtriser les mécanismes ou les processus mis en place. Ils n’avaient et n’ont d’yeux que pour les avantages, sous protection des maîtres qui se reposent sur eux pour poursuivre les prédations des richesses naturelles des sols et sous-sols, d’où l’existentialisme politique que nous leaders politiques et sociaux partageons au détriment du Peuple Centrafricain qui est le détenteur naturel des pouvoirs, en tant qu’Allié de DIEU.



Privilégiant l’aspect  »la politique comme fonction », nous avons versé dans des travers, oubliant volontairement que c’était et c’est à nous d’encadrer, de sensibiliser, de guider et d’orienter un Peuple Centrafricain encore analphabète à 90 % en ce premier quart finissant du 21ème siècle qui se veut un siècle d’excellence et un siècle d’éveil pour l’Afrique. Un Peuple ignorant ou méconnaissant ne peut comprendre, ni connaître, ni savoir comme il se doit.
 »Faute de connaissance, mon peuple périt », a déploré notre Seigneur DIEU.

Un Peuple analphabète n’appréhende pas aussi aisément les subtilités et les manipulations en Politique. La preuve, le Peuple Centrafricain ne sait pas encore qu’il est le détenteur naturel des pouvoirs politiques ou détenteur des pouvoirs de l’Etat. Cette dure réalité nous oblige, nous, les leaders politiques et sociaux à nous conduire en bons bergers nos différents troupeaux que sont nos militantes et militants, au lieu de nous comporter envers eux comme de petits princes grisés ou z. Au lieu d’assumer nos missions d’éducation, de formation, d’encadrements et d’indications politiques, nous nous sommes donnés comme seule obsession, le fauteuil présidentiel, que nous pourrions jamais obtenir tous à la fois, ou tant que le pouvoir de Bangui demeure personnel, rejette toute alternance politique.

L’HUMILITE, CETTE FLEUR QUI NE POUSSE PAS DANS LE JARDIN POLITIQUE CENTRAFRICAIN

‘Tu me connais ? »

 »Est ce que tu me connais ? »

 »Je ne suis pas n’importe qui »


 »Je suis quelqu’un dans ce pays »

Ces quelques récurrentes phrases qui riment avec l’arrogance et l’orgueil politicard de ceux que nous pouvons qualifier d’arrivistes, d’opportunistes ou d’accompagnateurs politiques de périphérie ou d’hommes politiques démagogues ou populistes qui veulent toujours exister politiquement.



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